| Titre original | Rocky |
|---|---|
| Réalisation | John G. Avildsen |
| Acteur(s) | Sylvester Stallone Talia Shire Burt Young Carl Weathers Burgess Meredith |
| Scénario | Sylvester Stallone |
| Musique | Bill Conti |
| Photographie | James Crabe |
| Montage | Scott Conrad |
| Producteur(s) | Robert Chartoff Irwin Winkler |
| Budget | 1,200,000 $ |
| Durée | 114 minutes |
| Sortie |
Résumé
Novembre 1975, Philadelphie. Rocky Balboa travaille pour Tony Gazzo, un usurier, et dispute de temps à autre, pour quelques dizaines de dollars, des combats de boxe sous l'appellation de « l'Étalon Italien ». Cependant, Mickey, son vieil entraîneur, le laisse tomber, et son ami Paulie, qui travaille dans un entrepôt frigorifique, encourage Rocky à sortir avec sa sœur Adrian, une jeune vendeuse réservée d'un magasin d'animaux domestiques.
Pendant ce temps, le championnat du monde de boxe catégorie poids lourd est prévu pour le jour du nouvel an 1976, année du bicentenaire des États-Unis. Quand le challenger n°1 du champion invaincu Apollo Creed se blesse, l'entrepreneur du combat recherche un nouvel adversaire pour remettre le titre en jeu mais la plupart des champions refusent de se mesurer à Creed.
L'idée d'un match contre un boxeur local de Philadelphie naît alors. Décidé à donner une chance de remporter le titre de champion du monde des poids lourds à un boxeur de seconde zone (en étant cependant sûr de sa propre victoire), Apollo Creed porte son choix sur Rocky Balboa, une fausse patte - c'est-à-dire un gaucher - dont le surnom de « L'étalon italien » l'amuse.
Pour se préparer au combat, Rocky prend pour entraîneur l'ex-boxeur des années 20, Mickey Goldmill, qui venait pourtant de le jeter de sa salle d'entraînement peu de temps auparavant. Quant à son meilleur ami Paulie, il le laisse frapper sur des carcasses de viande dans l'entrepôt où il travaille.
Pendant son entraînement, Rocky flirte avec Adrian, la discrète sœur de Paulie. La nuit avant le match, Rocky confie à Adrian qu'il n'espère pas battre Creed, mais tout ce qu'il veut c'est tenir la distance contre le champion en titre, tenir les 15 rounds contre lui.
Au départ, Creed prend le combat à la légère, pensant ne faire qu'une bouchée de l'amateur. Mais le boxeur amateur le met au tapis dès le premier round et le match s'intensifie. Au quatorzième round, Rocky tombe au tapis mais se relève là où tout le monde lui conseille de laisser tomber. Au bout des 15 rounds, chaque boxeur est exténué et souffre de beaucoup de blessures. Apollo Creed est néanmoins annoncé vainqueur par décision des juges, ce que Rocky n'a que faire, vrai gagnant mentalement, qui rejoint Adrian, tombe dans ses bras et lui dit qu'il l'aime.
Production
Le concept original de Rocky et son personnage principal a été inspiré à Sylvester Stallone par un combat entre Muhammad Ali and Chuck Wepner. L'idée qu'un boxeur inconnu tienne le match entier et contre toutes les espérances intéresse Stallone. Il commence donc l'écriture du scénario Paradise Alley. Après la lecture du script, les producteurs Irwin Winkler et Robert Chartoff demandent à le rencontrer. L'acteur américain expose alors son concept de Rocky, ce qui impressionne Chartoff. Les deux hommes décident de soutenir financièrement Stallone pour qu'il finalise ce scénario, avec l'assurance qu'ils seraient les premiers à le voir une fois terminé.
Le studio pense proposer le film à des stars établies telles que Burt Reynolds ou James Caan, entre autres. Stallone s'y oppose, demandant qu'on lui donne une chance de briller dedans. Il affirmera plus tard qu'il ne se serait jamais pardonné si le film avait rencontré le même succès avec quelqu'un d'autre à l'affiche. Il sait que le contrat de Winkler et Chartoff avec le studio leur permet de lancer un projet si le budget est assez faible.
Certains éléments de l'histoire sont changés pendant le tournage. Au départ, le ton du film devait être plus sombre, Mickey étant dépeint comme un raciste. Même la fin était différente, Rocky devait abandonner le combat après avoir réalisé qu'il ne voulait pas faire partie du monde de la boxe professionnelle.
Bien que Winkler et Chartoff soient enthousiastes pour ce projet, ils hésitent d'abord à laisser Stallone jouer le rôle principal. Les producteurs rencontrent aussi quelques soucis pour attribuer les autres personnages principaux. Le véritable boxeur Ken Norton est le premier pressenti pour interpréter Apollo Creed mais le rôle est finalement donné à Carl Weathers. Pour les traits d'Adrian, Carrie Snodgress est tout d'abord choisie mais des problèmes d'argent poussent à abandonner la piste et à chercher ailleurs. Susan Sarandon auditionne aussi mais est jugée trop mignonne pour le rôle. Après l'audition de Talia Shire, Chartoff et Winkler insiste pour que l'actrice soit finalement engagée.
La steadicam de Garrett Brown est utilisée pour filmer pour la scène de la montée des marches. Elle sert aussi pour certains plans des scènes de combat. Elle peut d'ailleurs être aperçue aux premières loges pendant le match final. Rocky est souvent cité par erreur comme le premier film à utiliser cette technique de caméra mais la première production à l'utiliser est En route pour la gloire (1976) de Hal Ashby. Pour la scène finale, les séquences sont enregistrées dans l'ordre inverse, les acteurs commençant lourdement maquillés
Durant le tournage, Sylvester Stallone et Carl Weathers souffrent de blessures causées par le combat final : Stallone est contusionné aux côtes tandis que Weathers est touché au nez. L'interprète de l'étalon italien doit même s'arrêter trois semaines pour récupérer.
Critique de la presse
A sa sortie en 1976, Rocky obtient des critiques positives. Roger Ebert du Chicago Sun-Times donne au film une note de 4 étoiles sur 4 et le Box Office Magazine affirme que le public pourrait être « ...tenté de voir Sylvester (Sly) Stallone comme une nouvelle star »[5],[6],[7]. Cependant, Vincent Canby du New York Times l'appelle une « pure tradition de faire des années 30 » et remet en cause les qualités d'acteur de Stallone et celles de réalisateur d'Avildsen.
Plus de 30 ans après la sortie, le film jouit d'une réputation de classique et reçoit encore régulièrement des critiques positives.
L'avis du site en ligne BBC Films, associant celui du critique Almar Haflidason et un vote des internautes, est une note de 5 étoiles sur 5. Dans le livre 1001 Movies You Must See Before You Die de Steven Jay Schneider, l'auteur explique que le film est « parfois perçu comme de la graisse d'oie ».
En 2006, le film est sélectionné pour être conservé dans le National Film Registry américain.
Récompenses
- Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et du Meilleur montage en 1977. Ce film a également été nommé dans sept autres catégories : meilleur acteur (Sylvester Stallone), meilleure actrice (Talia Shire), meilleurs seconds rôles (Burgess Meredith & Burt Young), meilleure chanson, meilleur son & meilleur scénario original (Sylvester Stallone).
- 1976 : LAFCA du meilleur film
- En 1977, Rocky reçoit 10 nominations aux
Academy Awards dans neuf
catégories distinctes, empochant 3 victoires :
- Oscar du meilleur film (Robert Chartoff and Irwin Winkler) (victoire)
- meilleur réalisateur (John G. Avildsen) (victoire)
- Meilleur montage (Richard Halsey and Scott Conrad) (victoire)
- Meilleur acteur : Sylvester Stallone
- Meilleure actrice : Talia Shire
- Meilleurs seconds rôles : Burgess Meredith et Burt Young
- Meilleure chanson : Bill Conti, Carol Connors et Ayn Robbins pour Gonna Fly Now
- Meilleur son : Harry W. Tetrick, William L. McCaughey, Lyle J. Burbridge et Bud Alper
- Meilleur scénario original : Sylvester Stallone
Rocky apparait aussi dans divers classements de l'American Film nstitute :
- Top 100 de l'American Film
Institute :
- numéro 78 dans le classement des meilleurs films publié en 1998
- numéro 57 dans le classement publié en 2007
- Top 100 des répliques du cinéma américain selon l'American Film Institute : « Yo, Adrian ! », numéro 80.
- Top 100 des héros et méchants du cinéma américain selon l'American Film Institute : Rocky Balboa, numéro 7
L'année de sa sortie, le syndicat des réalisateurs américains récompense Rocky comme meilleur film lors de ses Directors Guild of America Award de 1976. En 2006, le scénario original de Rocky est classé 78e meilleur scénario de tous les temps par la Writers Guild of America, syndicat des auteurs américains.
Box Office
La film, réalisé avec seulement un budget de 1,2 millions $, est mis en boite rapidement, en 28 jours. Mais ses recettes au box office américain s'élèvent à 117,2 millions de dollars, ce qui fait de lui le film le plus rentable de toute la saga.







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le les mis de fois lol

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